mai 18

Rencontre, vendredi, avec les techniciens du projet, au siège de l’intercommunale IGRETEC.

Le plan se déplie sur la grande table d’une salle de réunion, au dernier étage du siège de l’intercommunale IGRETEC, boulevard Mayence à Charleroi. Un plan pas comme les autres dans cette cellule «voiries et égouttage» : celui d’un circuit de motos. Du futur circuit Jules Tacheny de Mettet.

Depuis juin, pour le compte du Royal Union Motor de Mettet, ils sont quelques-uns, ingénieur et technicien-géomètre, à en peaufiner le tracé en s’appuyant sur les avis éclairés des pilotes. «C’est un de nos plus grands marchés en voiries» commente Philippe Bonnet, le gestionnaire administratif du projet, plus habitué à superviser des constructions de chaussées classiques. «Un circuit, c’est une première. Voilà longtemps qu’on n’a plus construit de circuit en Wallonie et même en Belgique»

poursuit-il. D’où des questions : comment construit-on un circuit? Forcément, pas comme une autoroute. L’exercice impose des calculs scientifiques de haut niveau. Vroum vroum! Nous visons la ligne de départ de ce savant mélange de courbes et de lignes droites raccordées en un site propre. Au total, 2 km 250 de piste développant 12 mètres de largeur, à l’exception de la longue droite faisant face aux stands, portée, elle, à 14 mètres.

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mai 13

Les chiffres donnés par l’entrepreneur sont impressionnants : «Nous avons commencé par le moins visible : le placement de 2200 mètres d’égouts-collecteurs d’eau. Nous placerons ensuite 1000 mètres de caniveaux et 4100 mètres de drains autour du circuit. Il s’agit de récolter les eaux de ruissellement avant qu’elles ne traversent la piste, c’est fondamental» explique-t-il.

Les mouvements de terre seront importants : 100000 m3 de terre vont transiter sur le site, remblais et déblais vont  s’équilibrer.  Mille tonnes de chaux (de Carmeuse, à Seilles) seront nécessaires pour stabiliser ces terres.

Les 90000 tonnes d’empierrement et de fondation seront livrées par les carrières Berthe, de Florennes.

Le revêtement hydrocarboné totalisera 62170m2, soit 15500 tonnes d’asphalte et 600 semi-remorques, dont 32000m2 rien que pour la piste de 2,3 km.

Le budget sécurité représente 500 000 € (20000 m2 de bacs à graviers lavés et roulés de la Meuse, soit 8000 tonnes. Et 2900 mètres de glissières de sécurité). Autres chiffres : 3800 mètres de gaines électriques, une route périphérique de service de 1300 mètres (en dolomies), une clôture de 3 km de l’entreprise de Mettet Leblanc et un ensemencement de 80000m2.

Un circuit, ce n’est pas qu’une route qui serpente. La sécurité coûte très cher. Le coût de la piste ne représente que le tiers de l’investissement.

La construction de ce circuit permanent va créer 5 emplois directs. L’infrastructure sera ouverte tous les jours de mars à novembre (220 jours) et limitée, par les conditions d’exploitation liées au permis unique, à 50 décibels (une moyenne horaire à 400 mètres du circuit).

7 week-ends de compétition sont déjà prévus dont une épreuve de 24 heures. Le superbiker, l’épreuve mythique, aura toujours lieu mais sur le circuit originel, fermé à la circulation. «Nous serons très stricts avec les normes de nuisances sonores, et nous veillerons à ne pas importuner le voisinagecar on peut prendre plaisir sans faire de bruit » souligne le président Michel Fiévet. Selon ce dernier, le succès commercial est assuré. « Déjà 15 sociétés se sont manifestées pour louer le circuit. L’addition des jours, pour la première
année, en 2010, dépasse déjà la capacité théorique du circuit ».

Enfin, le motard individuel, pour une journée de défoulement, ne devra pas débourser plus de 100 € (en semaine), assurance comprise (sans franchise).

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mai 13

Michel Wanty est l’entrepreneur adjudicataire de ce chantier pas comme les autres.

Vous construisez votre quantième circuit ?
Ah mais c’est le premier mais j’ai une grande expertise en travaux routiers et dans la pratique des sports mécaniques, je pratique moi-même la conduite sportive en voiture historique sur circuit. J’ai roulé au Mans et à Monaco notamment.

Qu’est-ce qui vous a exalté ?
Depuis des années, on est convaincu de la nécessité d’avoir un circuit rationnel, bien pensé pour l’écolage et la formation. Ce sera un outil adapté, sans le prestige de Francorchamps mais idéal car court et panoramique. Francorchamps est un circuit pour pilotes chevronnés, comme il en existe une trentaine en France.

Les difficultés ?
Une bonne planéité, un billard avec des conditions d’adhérence partout, un revêtement qui sèche rapidement et un écoulement rapide des eaux.

Le délai ?
Le cahier prévoit 140 jours ouvrables. Notre objectif est d’avoir réalisé la piste avant l’hiver et de poser les accessoires (glissières de sécurité) pendant l’hiver, et qu’il soit opérationnel au printemps 2010.

P.W.

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mai 13

Dans moins d’un an, en mars 2010, le circuit permanent de Mettet devrait être opérationnel. « Quelque 140 jours ouvrables seront nécessaires », a commenté Michel Wanty, directeur de la société qui orchestrera les travaux.

Il est donc question d’une piste de 2.300 mètres, sur une surface globale d’une vingtaine d’hectares jouxtant l’actuelle zone d’activité économique. De très nombreux sous-traitants wallons seront amenés à contribuer à cet important chantier dont la partie visible sera un ruban de 62.000 m2 de revêtement hydrocarboné.

« Prioritairement destiné à la moto, ce circuit sera accessible à des événements automobiles », a rappelé Michel Fiévet, le président du Royal Union Motor de l’Entre-Sambre-et-Meuse (RUMESM). Les activités d’écolage y trouveront une place importante. Et des liens se tisseront ainsi entre le nouveau circuit d’une part, le RACB et des écoles de pilotage, d’autre part. « Preuve que l’écolage est important, les courbes du circuit prévoient de généreuses bandes de récupération », renchérit M. Wanty.

Outre la piste, des services périphériques sont attendus : stands, déchetterie, centre administratif, poste de soins, etc. « Ils viendront s’implanter au fur et à mesure des disponibilités financières », souligne Freddy Tacheny, administrateur de l’ASBL. On parle de 2012 tandis que les gradins, eux, devraient concerner une troisième phase. Une enveloppe globale de cinq millions d’euros devrait être nécessaire. La Région interviendra à concurrence de la moitié. Cette subsidiation a été rendue possible par la création d’une régie communale autonome. La commune est aussi intervenue en apportant une garantie financière supplétive. Pour être en conformité avec le permis unique, les organisateurs pourront héberger sept weekends de compétition, dont une épreuve de vingtquatre heures. Freddy Tacheny a en outre évoqué la possibilité de voir se développer à Mettet un « bassin multifonctionnel » où se concentreraient des activités liées aux loisirs « tout-terrain ». « Le ministre Lutgen y est d’ailleurs sensible ! ».

THIERRY DE VRIESE

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